Capacité des données d'un passeport à circuler entre plateformes, systèmes et acteurs de la chaîne de valeur via des formats standardisés et ouverts, sans dépendre d'un éditeur de logiciel particulier. Exigence du cadre DPP européen.
L'interopérabilité protège la marque contre son propre prestataire : si les données du passeport ne sont lisibles que dans un outil, changer d'outil signifie tout ressaisir et réimprimer. Elle protège aussi la chaîne de valeur : un recycleur ou un distributeur doit pouvoir lire un passeport sans connaître le logiciel qui l'a produit. Exiger des formats ouverts est la seule garantie durable.
Prova sert les passeports en JSON-LD sur un vocabulaire schema.org et GS1 déclaré, expose une API REST documentée et des exports XLSX et PDF. Les données d'une marque sont récupérables intégralement à tout moment, sans dépendance à Prova.
Maison Lienne change d'outil de passeport. Ses données sont exportées dans un format standard et ouvert, que le nouvel outil peut relire sans ressaisie.
L’ESPR demande que les données du passeport soient fondées sur des normes ouvertes, dans un format interopérable, et, le cas échéant, lisibles par machine et transférables sans dépendance à l’égard des fournisseurs (article 10). En pratique, trois questions suffisent : le QR code suit-il un standard ouvert comme GS1 Digital Link ? Les données sont-elles disponibles dans un format documenté, comme JSON-LD ? Peut-on exporter l’intégralité des données à tout moment, sans l’aide du prestataire ? Une réponse négative annonce une ressaisie, voire une réimpression des étiquettes, le jour où l’on change d’outil.
Pour aller plus loin : Comment Prova construit un passeport
Format de données structurées lisible par les machines (JSON for Linked Data), recommandé pour les données du passeport numérique produit. Il permet à un système informatique d'interroger un passeport et d'en exploiter directement le contenu.
Se dit de données structurées de façon à être lues et exploitées par un programme informatique sans intervention humaine, par opposition à une page web ou un PDF destinés à la lecture humaine. Le DPP exige des données machine-readable.
Standard GS1 qui transforme un identifiant produit (GTIN) en URL web unique et persistante. Un seul QR code relie alors le produit physique à ses données : page lisible pour l'humain, données structurées pour la machine. Format ouvert, utilisable comme Data Carrier du DPP européen.
Le passeport d’exemple montre ce qu’un acheteur lit après le scan du QR code : composition, lieux de fabrication, entretien, fin de vie.